Demain, on mange quoi ?

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    Constat

    À l’horizon de 2050, la population mondiale approchera les 9 milliards d’individus… Soit 2 milliards de plus qu’aujourd’hui. Dans la même période, les experts estiment une baisse de 25% de la productivité de nos cultures, et cela essentiellement due au changement climatique.

    Déjà aujourd’hui, l’humanité rase ses forêts dans le but de créer de nouvelles terres arables! Mais en répondant à son besoin immédiat, l’homme accélère le processus du réchauffement climatique.

    Partout sur la planète, l’agriculture intensive a appauvrit nos sols, nos cultures perdent leur rendement et même quand elles parviennent à maintenir leur production, les récoltes sont victimes du dérèglement (sécheresses ou inondations). Un récent rapport des Nations Unies nous informe que les insectes nuisibles détruisent près de 40% des récoltes mondiales et cela même avec l’utilisation de pesticides.

    La culture indoor

    La culture indoor, n’est pas affectée par les problèmes liés au changement climatique. Ce mode de production est protégé des aléas du climat et se soustrait naturellement à l’utilisation de pesticides. De plus, les fermes urbaines, grâce à leur architecture verticale, produisent plus sur moins d’espace utile et nécessitent moins de ressources que l’agriculture conventionnelle. Dans ce nouveau cadre, les plantes poussent sans chimie et conservent la totalité de leurs qualités nutritives. L’association d’un environnement maitrisé et de la disposition verticale permet un rendement de 200 fois supérieur à surface équivalente en agriculture traditionnelle. Les plantes poussent deux fois plus vite et il est possible d’enchaîner immédiatement de nouvelles cultures après une récolte. À ce rendement important on note l’apport réduit de ressources nécessaires à la plante, réduisant notamment l’irrigation des cultures de 40% (Hydroponie) voire de 95% (Aéroponie) par rapport au maraîchage conventionnel.

    Cet extraordinaire rendement est possible grâce à la verticalisation et à l’optimisation d’un environnement clos facilement contrôlable et pilotable. La réussite d’une ferme urbaine est donc déterminée par sa maîtrise de la température, de l’humidité, de l’éclairage et de l’apport en nutriments.

    Il est facile de trouver un lieu propice à la culture urbaine. Au cœur de Londres, la ferme « Growing underground » s’est installée dans un ancien abri de la seconde guerre mondiale et produit 500 kg de légumes par semaine. Ce tunnel de 40m de long permet aux restaurants londoniens de servir des légumes frais, récoltés quelques heures auparavant.

    Toutes les fermes urbaines parviennent à créer un modèle économique pertinent dans un mode écologiquement soutenable pour alimenter les villes à forte densité. En produisant plus, plus proche des consommateurs et avec moins de ressources, ces pionniers façonnent une nouvelle agriculture et développent une connaissance déterminante pour le futur de notre alimentation.

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